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23 octobre, 2007

Campagne Mutualité Française : l’effet max de l’éphémère…

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Simple et choc : les 3 pleines pages consécutives diffusées ce matin et uniquement aujourd’hui (23 octobre) dans 17 titres de PQN par la Mutualité Française nous ont réveillé de l’engourdissement. 3 belles et simples images qu’on dirait shootées par le même photographe. 3 images de meeting et une simple accroche; Ségolène Royal (« 17 millions de personnes »), Nicolas Sarkozy (« 19 millions de personnes »), et sur la révélation de ce short-teasing, Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité et son message concis : « 38 millions de personnes protégées par les mutuelles veulent un système de santé efficace et solidaire ».

Le choix du support n’est pas innocent : les images politiques prennent toute leur dimension « actu-drama » au sein d’un journal quotidien et cette campagne éphémère dépasse le simple cadre de la publicité; c’est intelligemment provoquant : « Ce n’est pas de la pub mais de l’interpellation des Français, du Parlement et du gouvernement… Le message de cette campagne qui ne dure qu’un jour, c’est d’attirer l’attention sur les propositions de la Mutualité au moment où débute à l’Assemblée l’examen du projet de budget de la Sécurité sociale… »

Coût de l’éphémère : 1 million d’euros. Côté impact, on a vu de l’argent beaucoup plus mal dépensé… Ce n’est certes pas la première fois que la pub s’empare de vrais personnages politiques français, mais cette campagne, derrière son aspect sec, brutal et sans chichis, à l’ancienne, rappelle aux fondamentaux du métier : sans cosmétique, dire la vérité et la rendre intéressante…

La campagne est réalisée par l’agence H, nouvelle star du groupe Havas. A découvrir sur www.h-paris.com

Par popmarketing le 23 octobre, 2007 dans Non classé
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16 octobre, 2007

Le commerce des idées reçues.

Désapprendre les dogmes du siècle passé : internet sert à cela. Ainsi le poids de la notion de best-seller, surtout dans le domaine culturel (livre, musique, film…) tend à disparaitre. Le best-seller est une exception, il n’a jamais été la règle; un succès modeste – ou très modeste – n’empêche pas d’exister économiquement. Chris Anderson nous rappelle dans son livre La Longue Traîne que nous sommes pourtant toujours sous l’emprise d’une mentalité obsolète pleine d’idées reçues :

Si ce n’est pas un tube, c’est un bide.

La seule réussite valable est le succès de masse.

Publié à compte d’auteur = mauvais

Indépendant = qui n’a pas trouvé de contrat.

Amateur = pas sérieux.

Faibles ventes = faible qualité.

Pour résumer, si c’était bon, ça se saurait. Thanks Web, nous découvrons tous les jours des petits bijoux connus de quelques initiés. Jalousement gardés, même. Cette chasse au trésor est palpitante. Plaire à tout le monde est un concept dépassé.
 

Par popmarketing le 16 octobre, 2007 dans Non classé
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12 octobre, 2007

Mad Men : 99 francs vs 99 dollars…

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C’est une mode : dénoncer la dérive et la décadence de la publicité et de la société de consommation. Cracher dans la soupe, mais boire ensuite cette même soupe et aimer ça… J’aime bien 99 F, mais 99 $ me fait plus fantasmer. Mad Men est une nouvelle série qui cartonne aux USA. Mad Men : les tarés, les pourris. M’ad Men : les hommes de la publicité. Un petit bijou chromé qui raconte l’épopée délirante de l’agence Sterling Cooper à New-York dans les années 1960. Desperate Housewives sur Madison Avenue. C’est du même calibre : le producteur des Sopranos n’a pas lésiné sur les moyens pour raconter une époque – image léchée, écriture ciselée – qui nous donne envie, à nous, publicitaires névrosés, de redevenir copywriter en chemise de chez Brooks Brothers, à une époque où la création commençait à délirer. Au premier regard, c’est « on rigole, on fume, on boit, on baise. » En arrière-plan, c’est le rêve américain, la culture pop, l’esprit pionnier de ceux qui font des choses pour la première fois. Mad Men est plus pernicieux que 99F : la série redonne envie d’être publicitaire. Personnellement, elle me ramène aux fondamentaux du métier, vers les agences de Chicago dans les années 20, Lord and Thomas, et les stars de l’époque : Lasker, Hopkins…une époque qui disait : la publicité, ça sert à vendre !

Mad Men : pas de diffusion France pour l’instant. Mais les épisodes sur AMC et l’essentiel de la série sur www.amctv.com

Par popmarketing le 12 octobre, 2007 dans Non classé
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11 octobre, 2007

la signature publicitaire intelligente : une espèce menacée.

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Avec sa nouvelle campagne, la marque de vêtements outdoor Aigle frappe juste, mais l’air de rien : un ton écolo-sauvons-la-planète, très Développement Durable. L’occasion de dévoiler une nouvelle signature « Pour la réintroduction de l’homme dans la nature », qu’on imagine tout d’abord sortir de la bouche de n’importe quelle association de défense de l’environnement : une phrase sans vague, de construction hyper-banale, mais PUTAIN, dès la deuxième lecture, que c’est intelligent ! Humour décalé, récupération légitime et parfaite cohérence : une signature qui a du sens et qui est en phase avec les valeurs – et les produits – de la marque; Aigle ne prend pas ses consommateurs pour des cons décérèbrés; une douce et imparable combinaison de mots qui fonctionne aussi bien émotionnellement (la protection de la Nature, mais l’Homme est peut-être effectivement une espèce en voie de disparition…), que rationnellement (Aigle vend simplement des vêtements qui permettent à l’Homme d’affronter les pires éléments).

« Pour la réintroduction de l’homme dans la nature » : l’apparence d’une signature inconsistante, la saveur de l’intelligence; l’inverse, en fait, de tous les « engagements pour l’excellence » qui pullulent aujourd’hui (voir plus bas le post Le Futur c’est l’Avenir) : apparemment intelligents, mais totalement insipides…

Par popmarketing le 11 octobre, 2007 dans Non classé
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8 octobre, 2007

Une liasse de 10.000 euros dans la poche de son jean : C’est ENFIN possible !

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Le Crédit Mutuel vous le demande en ce moment un peu partout : et vous, que feriez-vous si vous étiez banquier ? Personnellement, je partirais avec la caisse… Cela dit, j’ai fait tellement de communication bancaire que j’ai bien remboursé mes agios… Bref. Les banques ne prêtent qu’aux riches…et s’en amusent enfin. Un site hilarant – mais très sérieux – www.80kplus.com, pensé comme son nom l’indique pour les gens qui gagnent plus de 80.000 euros par an, met en scène le designer Pascal Humbert et sa collection de fringues. Des fripes de luxe conçues pour pouvoir enfin glisser sans souci une liasse de 10.000 euros dans sa poche de jean, ou encore un lingot d’or, une bouteille de Champagne, 40 cartes de crédit… Pascal Humbert avoue travailler sur commande pour ING direct, une banque qui ose parler d’argent sans complexe. On y croit jusqu’au bout, c’est sobre, bien fait et totalement crédible. Chapeau bas à ING direct donc, banquier couillu qui a confié les rênes de son pastiche à Michel Muller. Le buzz ne fait que commencer. J’aimerais des banques qui osent dire franchement, comme la BNP il y a 30 ans : cher client, oui, votre argent m’intéresse. Je ne suis qu’un marchand. Mon guichet ressemble à celui de la Sécu, mais ici, ce n’est qu’une épicerie.

(…) Nous sommes 24 h plus tard.
www.80kplus.com est trop bien fait : c’est extrêmement pervers. Il est tellement premier degré que plusieurs de mes amis – encore plus superficiels que moi ! – ont vraiment cru, non seulement que la chose était possible, envisageable, mais adorent et adhèrent ! (C’est bientôt la fin du monde…)

Par popmarketing le 8 octobre, 2007 dans Non classé
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5 octobre, 2007

All Blacks : Earl Grey !

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Scandale dans les plus hautes instances de l’IRB : les Bleus ont gagné par tirage au sort le privilège du choix de leur tenue de combat pour les quarts de finale de la Coupe du Monde. Stratégiquement, ils ont opté pour une couleur de vainqueur, un bleu-nuit très seyant qui prive les néo-zélandais de pouvoir jouer en noir ! La Nouvelle-Zélande toute entière est sous le choc, assimilant l’affront à une ablation des testicules. Alors que la marque All Blacks vient tout juste d’être déposée et (enfin) protégée, on la prive – pour un soir, mais quel soir – de son principal attribut identitaire. On coupe les cheveux de Samson. L’habit fait le moine, l’uniforme fait le vainqueur… Comme dans toute entreprise, un changement d’identité visuelle est souvent perçu comme une mise à nu, un coup au moral, une perte de repères. C’est comme si Orange devenait brutalement Jaune Cocu.

A Cardiff samedi 6 octobre, les désormais Earl Grey s’imaginent déjà boire la tasse…de thé.

Par popmarketing le 5 octobre, 2007 dans Non classé
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2 octobre, 2007

La Gauche Moderne : Conforama, c’est au fond à droite !

On a souvent dit des publicitaires qu’ils étaient très Gauche Caviar… Personnellement, je suis plutôt Droite Prada, même si je ne comprend rien à la politique. Mais ce qui me fait marrer, c’est un Président de la République qui utilise tous les grands fondamentaux du commerce; ainsi Jean-Marie Bockel, socialiste devenu secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie lance un nouveau parti en vue des municipales : la Gauche Moderne. Il annonce dans la presse qu’il s’allierait avec la majorité présidentielle pour les élections municipales de 2008, et non pas avec le Parti socialiste. « Je suis « social-libéral » et « sarkozyste de gauche, et c’est Nicolas Sarkozy qui incarne le mieux cette démarche social-libérale », affirme Jean-Marie Bockel, qui fait « le pari qu’on peut être de gauche et allié à Sarkozy« .

L’objectif de la « Gauche moderne »: créer une « formation politique en tant que telle, capable de présenter des candidats, d’incarner l’ouverture dans des listes municipales. Je ne passerai des alliances qu’avec des listes issues de la majorité présidentielle. Mes listes ne feront pas l’ouverture avec celles du PS, mais elles accueilleront sans doute de nombreuses personnes désireuses de rénover la gauche ».

Chapeau bas. Quand on est leader d’un marché, il convient de briser les ambitions du challenger en lui mettant un concurrent idéal dans les pattes. En ce moment, j’imagine les pontes de Conforama étudier la Sarko Strat (r) pour niquer Ikea, qui vient tout juste de doubler But et devenir le numéro 2 français du secteur. En voilà un beau, un vrai combat ! Moi, c’est ça qui me fait vibrer. Je suis très superficiel. Quand je me gratte, je m’efface…

Par popmarketing le 2 octobre, 2007 dans Non classé
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