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8 octobre, 2007

Une liasse de 10.000 euros dans la poche de son jean : C’est ENFIN possible !

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Le Crédit Mutuel vous le demande en ce moment un peu partout : et vous, que feriez-vous si vous étiez banquier ? Personnellement, je partirais avec la caisse… Cela dit, j’ai fait tellement de communication bancaire que j’ai bien remboursé mes agios… Bref. Les banques ne prêtent qu’aux riches…et s’en amusent enfin. Un site hilarant – mais très sérieux – www.80kplus.com, pensé comme son nom l’indique pour les gens qui gagnent plus de 80.000 euros par an, met en scène le designer Pascal Humbert et sa collection de fringues. Des fripes de luxe conçues pour pouvoir enfin glisser sans souci une liasse de 10.000 euros dans sa poche de jean, ou encore un lingot d’or, une bouteille de Champagne, 40 cartes de crédit… Pascal Humbert avoue travailler sur commande pour ING direct, une banque qui ose parler d’argent sans complexe. On y croit jusqu’au bout, c’est sobre, bien fait et totalement crédible. Chapeau bas à ING direct donc, banquier couillu qui a confié les rênes de son pastiche à Michel Muller. Le buzz ne fait que commencer. J’aimerais des banques qui osent dire franchement, comme la BNP il y a 30 ans : cher client, oui, votre argent m’intéresse. Je ne suis qu’un marchand. Mon guichet ressemble à celui de la Sécu, mais ici, ce n’est qu’une épicerie.

(…) Nous sommes 24 h plus tard.
www.80kplus.com est trop bien fait : c’est extrêmement pervers. Il est tellement premier degré que plusieurs de mes amis – encore plus superficiels que moi ! – ont vraiment cru, non seulement que la chose était possible, envisageable, mais adorent et adhèrent ! (C’est bientôt la fin du monde…)

Par popmarketing le 8 octobre, 2007 dans Non classé
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5 octobre, 2007

All Blacks : Earl Grey !

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Scandale dans les plus hautes instances de l’IRB : les Bleus ont gagné par tirage au sort le privilège du choix de leur tenue de combat pour les quarts de finale de la Coupe du Monde. Stratégiquement, ils ont opté pour une couleur de vainqueur, un bleu-nuit très seyant qui prive les néo-zélandais de pouvoir jouer en noir ! La Nouvelle-Zélande toute entière est sous le choc, assimilant l’affront à une ablation des testicules. Alors que la marque All Blacks vient tout juste d’être déposée et (enfin) protégée, on la prive – pour un soir, mais quel soir – de son principal attribut identitaire. On coupe les cheveux de Samson. L’habit fait le moine, l’uniforme fait le vainqueur… Comme dans toute entreprise, un changement d’identité visuelle est souvent perçu comme une mise à nu, un coup au moral, une perte de repères. C’est comme si Orange devenait brutalement Jaune Cocu.

A Cardiff samedi 6 octobre, les désormais Earl Grey s’imaginent déjà boire la tasse…de thé.

Par popmarketing le 5 octobre, 2007 dans Non classé
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2 octobre, 2007

La Gauche Moderne : Conforama, c’est au fond à droite !

On a souvent dit des publicitaires qu’ils étaient très Gauche Caviar… Personnellement, je suis plutôt Droite Prada, même si je ne comprend rien à la politique. Mais ce qui me fait marrer, c’est un Président de la République qui utilise tous les grands fondamentaux du commerce; ainsi Jean-Marie Bockel, socialiste devenu secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie lance un nouveau parti en vue des municipales : la Gauche Moderne. Il annonce dans la presse qu’il s’allierait avec la majorité présidentielle pour les élections municipales de 2008, et non pas avec le Parti socialiste. « Je suis « social-libéral » et « sarkozyste de gauche, et c’est Nicolas Sarkozy qui incarne le mieux cette démarche social-libérale », affirme Jean-Marie Bockel, qui fait « le pari qu’on peut être de gauche et allié à Sarkozy« .

L’objectif de la « Gauche moderne »: créer une « formation politique en tant que telle, capable de présenter des candidats, d’incarner l’ouverture dans des listes municipales. Je ne passerai des alliances qu’avec des listes issues de la majorité présidentielle. Mes listes ne feront pas l’ouverture avec celles du PS, mais elles accueilleront sans doute de nombreuses personnes désireuses de rénover la gauche ».

Chapeau bas. Quand on est leader d’un marché, il convient de briser les ambitions du challenger en lui mettant un concurrent idéal dans les pattes. En ce moment, j’imagine les pontes de Conforama étudier la Sarko Strat (r) pour niquer Ikea, qui vient tout juste de doubler But et devenir le numéro 2 français du secteur. En voilà un beau, un vrai combat ! Moi, c’est ça qui me fait vibrer. Je suis très superficiel. Quand je me gratte, je m’efface…

Par popmarketing le 2 octobre, 2007 dans Non classé
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29 septembre, 2007

Le futur, c’est l’avenir…

(scène authentique de réunion. septembre 2007.)

Le brief client (une petite banque familiale, filiale d’un grand groupe) était on ne peut plus (cir)concis et clair : « nous cherchons une nouvelle signature publicitaire, une belle phrase avec du souffle, quelque chose d’imparable, une vérité première. Nous voulons prendre de la hauteur, dans un style très grand groupe… »

Bon. Pour rire, nous rebondissons (nous sommes des professionnels, non ?) illico : « vous cherchez quelque chose du genre Le Futur, c’est l’Avenir ? C’est ça ? (…)

Stupeur chez le client (directeur marketing + directrice communication).

- OUIIIII ! C’est exactement ce qu’on veut dire. Le futur, l’avenir, on le maitrise parfaitement. Il ne faut pas avoir peur du futur. C’est exactement ça. D’ailleurs pourquoi chercher plus loin ? On la garde, on la teste ! Vous pouvez nous faire la campagne qui va avec ?

Stupeur chez l’agence (nous).

- Heu…ça marche aussi à l’envers. Mais ça sonne moins bien.

Soyons clairs : un client qui paye, on l’adore. Mais tout de même… Un peu d’Histoire : nous sommes en 1904. Octave Jacques Gérin ouvre en France le premier cabinet de conseil en publicité et utilise, pour la première fois, le terme de “publicitaire” en lieu et place de “publiciste”. Il écrit alors : “le rôle de la publicité (…) sera de prendre toute les précautions pour éviter que le cerveau (du consommateur) travaille”.

Je suis entré dans la publicité plus de 80 ans après. A cette époque de frime, de paillettes et de “pure création”, on nous disait : “avant de faire rêver les gens, les gars, il faut savoir les endormir”. 20 ans sont passés… Futur, avenir, durable, énergie, passion, engagement… tout un gros tas de mots totalement transparents et sans odeur que publicitaires et annonceurs manipulent dans des phrases-signatures qui ne sont que des fantômes de pensées. Oui, j’ai failli vendre le futur, c’est l’avenir.

Ce sera le titre d’un livre. Un livre sur la transparence des discours corporate…

Merci de m’envoyer vos plus belles perles.

Par popmarketing le 29 septembre, 2007 dans Non classé
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28 septembre, 2007

Le Haka de Ti’biscuit.

Image de prévisualisation YouTube

Ils sont nombreux les annonceurs à utiliser désormais la stratégie du sponsor non officiel d’un évènement planétaire. Cette année, la Coupe du Monde de Rugby n’échappe pas à la règle : que d’annonces, de films, et d’affiches peu inspirées (eaux minérales, mode, téléphonie, restauration…) sucent jusqu’à la moelle les mêmes idées de récupération. On aura jamais vu autant de mêlées et de plaquages qui ne servent ni la marque, ni le produit; comme si tous les créatifs s’étaient dit : cette année, je suce et j’ovale ! Raison de plus pour se repasser en boucle Le Haka des Ti’biscuits, un petit bijou de film tout à fait singulier et efficace.

 

Par popmarketing le 28 septembre, 2007 dans Non classé
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26 septembre, 2007

Sears : le marketing viral en 1897…

Il y a 110 ans, la grande enseigne américaine Sears amorçait déjà une révolution : un catalogue de 786 pages contenant 200.000 articles à la vente et quelques 6.000 illustrations lithographiques. Un collector ultime, bien plus précieux que toute la collection Manufrance. Et quelle poésie : le catalogue s’appelle Le Livre Des Souhaits, exactement ce qu’internet est devenu aujourd’hui avec Amazon et E-Bay. Médicaments, armes à feu, landaus, vêtements, épices, fruits secs, savons, conserves, un délire d’hypermarché avant l’heure. Imaginez la mine du paysan de l’Iowa découvrant l’objet dans sa boite à lettres en 1897 : une révolution. 1000 fois plus de références que dans le general store local, avec des prix jamais vus ! Mais là ou Sears a tapé fort, c’est en imaginant une stratégie virale imparable pour l’époque : les meilleurs clients furent invités par courrier à distribuer chacun 24 catalogues à leurs amis, leurs voisins… Si ces derniers commandaient, les « parrains » recevaient un vrai cadeau (pas un porte-clés, ni un pin’s) : vélo, machine à coudre, fourneau…

Non, nous n’avons rien inventé sur le fond. Le viral est de moins en moins contagieux et le cadeau de plus en plus empoisonné : « - Si tu passes à ton voisin, qui passe à son tour à son voisin, si tu réussis à nous choper les adressses e-mail de ta famille sur 3 générations, si tu achètes en même temps notre promotion flash, alors, cher prospect, tu auras peut-être la chance de participer au grand tirage au sort qui te permettra de jouer une prochaine fois avec nous. »

Par popmarketing le 26 septembre, 2007 dans Non classé
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22 septembre, 2007

Compétitions d’agences : que le meilleur perde !

La rentrée, c’est aussi la saison des compétitions sur les budgets de l’année suivante. C’est l’occasion de se souvenir que ce qui compte ici, ce n’est pas de présenter le projet idéal. C’est de gagner.

Et qu’il vaut mieux gagner en ayant tort que de perdre en ayant raison.

Explication : celui qui gagne la compét’, ce n’est pas (souvent) la meilleure campagne; c’est l’agence qui a su se vendre. Il faut faire le distinguo entre le « futur client » et le « client ». En effet, on ne vend pas la même chose à un client acquis qu’à un prospect. On peut bousculer le client, on doit ménager le prospect. Ce n’est pas le talent créatif qui fait gagner. Je viens tout juste de participer à 3 compétitions sur des budgets d’environ 1,5 millions d’euros. Création, reco, et présentation-client. Mais sur ces 3 dossiers, j’étais seulement un consultant extérieur de l’agence : impossible, donc, d’influer sur la stratégie de « conquête du client ». A chaque fois, le parti-pris de l’agence était risqué : dépasser le brief, défendre un point de vue unique et (surtout) radical; en résumé, oser présenter le « projet idéal », certainement celui qui convient, mais pas forcément celui que le client a envie d’acheter aujourd’hui. Ce n’est peut-être pas le cas (réponse dans 3 semaines), mais cette approche est la meilleure voie vers la place la moins enviable : la deuxième.

Ceux qui ont un peu d’expérience se souviennent du moment où le prospect rend son verdict : « Félicitations ! Bravo ! Vous êtes passés à deux doigts ! Vous avez été les plus créatifs sur ce dossier. Trop peut-être. Nous ne sommes pas près. On se revoit dans 3 ans ? »

Et oui. il aurait fallut arrondir les angles. Etre plus rassurants. Honnêtement, c’est quand le client est gagné qu’on peut aller très loin avec lui. D’ailleurs, les meilleures campagnes, les meilleures idées, les plus efficaces, les plus radicales, les plus marquantes, sont souvent le fait d’une longue collaboration agence/annonceur. C’est pour cela que j’affirme encore : il vaut mieux gagner en ayant tort. Ensuite, nous aurons quelques semaines, quelques mois, pour recadrer.

Sinon, la méthode Ardisson des années 80 a certainement toujours des adeptes : « Si un client aime les putes, on lui amène des putes. »

Par popmarketing le 22 septembre, 2007 dans Non classé
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